Sanctions facture électronique : ce que vous risquez

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La réforme de la facture électronique n’est pas optionnelle. Le législateur a prévu un régime de sanctions spécifique, qui s’ajoute aux pénalités déjà existantes sur les factures. Voici ce que vous risquez en cas de manquement.

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Les 3 manquements sanctionnés par la réforme 2026

Trois types de non-conformité sont explicitement sanctionnés :

  1. Le défaut d’émission d’une facture au format électronique
  2. Le défaut de transmission des données de e-reporting
  3. Le refus d’utilisation d’une Plateforme Agréée (PA)

Amende n°1 : défaut de facture électronique

Une entreprise soumise à l’obligation qui émet une facture hors dispositif (PDF simple par email, papier, etc.) s’expose à une amende de (montants relevés par la loi de finances 2026) :

  • 50 € par facture non conforme
  • Plafond annuel : 15 000 € par année civile

L’amende est doublée en cas de récidive dans les deux années suivantes.

Amende n°2 : défaut de e-reporting

Le non-respect de l’obligation de transmission des données de e-reporting (ventes B2C, opérations internationales) est plus sévèrement sanctionné :

  • 500 € par transmission manquante
  • Plafond annuel : 15 000 € par année civile

Attention : une « transmission » correspond à une échéance de déclaration (souvent tous les 10 jours en régime réel normal). En cas de défaut récurrent, le plafond est vite atteint.

Amende n°3 : refus de la Plateforme Agréée

Une entreprise qui refuse de se raccorder à une PA ou qui tente de contourner le dispositif s’expose à une amende forfaitaire de 500 € par manquement constaté, pouvant aller jusqu’à 15 000 € en cas de récidive.

Tableau récapitulatif des sanctions

ManquementMontant unitairePlafond annuel
Facture non électronique50 €15 000 €
E-reporting non transmis500 €15 000 €
Refus de PA500 €15 000 €

Les sanctions classiques cumulables

En plus du régime spécifique de la réforme, les sanctions historiques restent applicables :

Omission de mentions obligatoires

15 € par mention manquante, plafonnée à 25 % du montant de la facture. Une facture à laquelle il manque le SIREN client, l’adresse de livraison et le type d’opération peut donc cumuler 45 € d’amende.

Défaut ou retard de facturation

Le fait de ne pas émettre une facture alors qu’elle est due, ou de l’émettre avec un retard significatif, expose à une amende égale à 50 % du montant facturé, réduite à 5 % en cas de régularisation spontanée.

Facture de complaisance ou fictive

Les sanctions sont particulièrement lourdes : amende de 50 % du montant de la facture, pouvant entraîner des poursuites pénales en cas de fraude fiscale caractérisée.

Conséquences indirectes : le rejet de TVA

Au-delà des amendes, une facture non conforme expose votre client à un risque : l’administration peut refuser la déduction de la TVA sur une facture qui ne respecte pas les mentions obligatoires ou le format électronique requis. Autrement dit, un client peut légitimement refuser votre facture si elle n’est pas conforme — et vous demander une refacturation rétroactive.

Comment éviter toutes ces sanctions ?

La meilleure prévention est l’anticipation. Trois actions à mettre en place :

  1. Vous raccorder à une Plateforme Agréée dès 2026, même si vous êtes TPE/PME et n’avez l’obligation d’émission qu’en 2027.
  2. Mettre à jour vos modèles de facture pour intégrer les 4 nouvelles mentions obligatoires (SIREN client, adresse de livraison, type d’opération, option TVA).
  3. Automatiser le e-reporting via votre logiciel de facturation ou votre PA.

Droit à l’erreur : première infraction

Bonne nouvelle : ces sanctions ne s’appliquent pas en cas de première infraction commise au cours de l’année civile en cours et des trois années précédentes, à condition que l’infraction soit réparée spontanément ou dans les 30 jours suivant une première demande de l’administration fiscale. Ce droit à l’erreur protège les entreprises de bonne foi qui régularisent rapidement leur situation.

Une tolérance au démarrage ?

L’administration fiscale a indiqué qu’elle ferait preuve de pédagogie dans les premiers mois suivant l’entrée en vigueur, en privilégiant l’accompagnement à la sanction. Mais cette tolérance est limitée dans le temps : les contrôles réels devraient commencer à partir du printemps 2027.

Pour éviter tout risque, consultez notre guide des mentions obligatoires et les dates clés du calendrier.

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