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Chief Happiness Officer : Faut-il en recruter un dans votre entreprise ?

L’évolution de notre société et des technologies utilisées entraîne des mutations dans les domaines privés et professionnels. Alors que certains métiers disparaissent au fil du temps, de nouveaux font leur apparition. Parmi eux, une fonction à la croisée des chemins, entre la communication interne et les ressources humaines : Le Chief Happiness Officer ! Qui sont ces nouveaux professionnels, dont la mission principale est de favoriser le bien-être des salariés au sein d’une entreprise ? Devriez-vous songer à en recruter un ? Découvrons-le ensemble !

Quand bonheur rime avec productivité

Ce n’est un secret pour personne: le bien-être des salariés a un impact significatif sur leur productivité et donc sur la performance de leur entreprise. Selon Laurence Vanhé, fondatrice du cabinet Happy-formance, et de nombreuses études américaines du MIT ou de Harvard, « les salariés heureux sont deux fois moins malades, six fois moins absents, neuf fois plus loyaux, 31% plus productifs et 55% plus créatifs« . Ils sont également amenés à prendre de meilleures décisions, à favoriser le travail d’équipe tout en étant plus organisés.

Ces chiffres parlent d’eux-même. Le bien-être au travail est essentiel dans la réussite des entreprises. Et bon nombre d’entre elles l’ont déjà compris. Parmi les entreprises où il fait bon vivre en 2018, on retrouve par exemple Decathlon qui cultive les valeurs du sport auprès de ses salariés, mais aussi Leroy Merlin et Carglass. Quel est le point commun entre ces 3 sociétés ? Et bien, en plus de figurer dans le palmarès 2018 des Great Place to Work, elles ont compris que leur performance sociale nourrissait leur performance économique.

Et ce phénomène ne cesse de s’intensifier. Si les entreprises multiplient les actions pour favoriser le bien-être au travail, elles en viennent même à créer de nouveaux métiers, et notamment celui de Chief Happiness Officer.

Chief Happiness Officer : Qu’est-ce que c’est ?

Le Chief Happiness Officer, également appelé Feel Good Manager, a pour objectif de favoriser l’intégration et le bien-être des salariés d’une entreprise à travers de multiples actions de communication interne et événementielle. Le but étant ainsi, d’améliorer à long terme les performances de l’entreprise.

A l’origine, le concept a été créé par Chade-Meng Tan, un ingénieur américain embauché chez Google. Ce dernier a décidé de changer de métier et de se focaliser sur le développement et le bien-être de ses collègues au bureau. Il invente ainsi la fonction de jolly good fellow (super bon camarade) et devient le premier M. Bonheur. Il est aujourd’hui milliardaire et enseigne la méditation.

Le CHO (Chief Happiness Officer) tient donc un rôle de médiateur dans l’entreprise. Il favorise le dialogue, se tient à l’écoute des salariés, et entretient leur motivation au quotidien. C’est le collègue sympa auquel on confie nos craintes mais aussi nos envies. Celui qui rassemble les collaborateurs, organise des événements internes, et apporte du soutien en cas de besoin.

Avez-vous besoin d’un Chief Happiness Officer ?

Vous le savez maintenant : Un salarié heureux est un salarié productif. Reste à savoir si vous suivrez cette tendance lancée depuis quelques années. Votre entreprise a-t-elle, selon vous, besoin d’un Chief Happiness Officer ?

Première question à vous poser: Avez-vous le budget pour recruter un Chief Happiness Officer à temps plein ? Si ce n’est pas le cas, mais que vous avez malgré tout conscience de la nécessité d’en avoir un dans votre équipe, prenez le temps de vous attarder sur vos propres salariés : N’y a-t-il pas déjà, parmi eux, un profil susceptible d’assurer les missions d’un CHO ? L’employé en charge de la communication ou des ressources humaines peut-il prendre en charge ces nouvelles tâches ?

Demandez-vous ensuite quels sont vos besoins réels. Avez-vous besoin de renforcer le sentiment d’appartenance de vos employés à votre entreprise ? Ont-ils besoin de (re)gagner en motivation ? Avez-vous des problèmes de communication interne à résoudre rapidement ? Plus vos besoins seront nombreux et complexes, plus vous devrez réfléchir à la possibilité d’engager un Chief Happiness Officer.

Enfin, il faudra ses missions, mais aussi et surtout l’accueil qui pourra lui être fait par vos propres salariés. Si certains apprécieront ce type de mise en place, d’autres pourront le voir d’un mauvais oeil. Prenez donc bien conscience de la chose suivante: Votre entreprise doit être prête au changement, tout comme vos collaborateurs.