Dossier completTout savoir sur l'outil CRM avec KWIXEO

CRM : définition, fonctionnement et critères de choix

Mis à jour le 10 septembre 202611 min de lecture8 chapitres + FAQ

Un outil CRM centralise les informations sur vos prospects et clients pour organiser leur suivi. Il aide à retrouver les échanges, attribuer les actions et suivre les affaires en cours. Son intérêt dépend surtout de votre organisation : les informations utiles doivent être à jour et les prochaines étapes clairement définies.

Ce dossier explique le fonctionnement d’un CRM et propose des critères pour choisir un outil adapté à une TPE ou PME. Pour découvrir les fonctions de Kwixéo, consultez la présentation du logiciel CRM.

1. Qu’est-ce qu’un CRM ?

CRM signifie Customer Relationship Management, ou gestion de la relation client (GRC). L’expression désigne à la fois une démarche d’entreprise et les outils qui la soutiennent. Le logiciel rassemble les données de travail ; l’organisation détermine qui répond au client, à quel moment et avec quel objectif.

La centralisation des informations et leur partage entre équipes font partie des usages décrits par France Num dans son introduction au CRM. En pratique, distinguez quatre éléments :

  • L’entreprise ou le compte : la structure avec laquelle vous échangez, lorsqu’il s’agit d’un client professionnel.
  • Le contact : une personne, ses coordonnées utiles et son rôle dans la relation commerciale.
  • L’opportunité : une affaire potentielle, avec son besoin, son responsable, son étape et une échéance estimée.
  • L’activité : un appel, un rendez-vous, une note ou une tâche de suivi reliée au bon contact.

Un client peut avoir plusieurs interlocuteurs et plusieurs affaires ouvertes. Séparer ces éléments permet, par exemple, de suivre un renouvellement de contrat sans le confondre avec une nouvelle demande.

À quoi sert un CRM dans les équipes ?

Un historique partagé permet de reprendre un échange sans repartir de zéro. Selon les fonctions disponibles et les droits accordés, plusieurs équipes peuvent s’appuyer sur les mêmes informations :

  • Le commercial retrouve le besoin exprimé, les propositions précédentes et la prochaine action, y compris lorsqu’il remplace un collègue.
  • Le marketing prépare des groupes de contacts à partir de critères pertinents pour ses actions, en respectant les règles de prospection.
  • Le service client retrouve le contexte d’une demande et transmet les informations utiles à la personne chargée de la résoudre.

Ces usages peuvent faciliter une réponse cohérente et un suivi personnalisé, mais le logiciel ne garantit pas la satisfaction ni la fidélisation. La collecte des échanges, les connexions aux différents canaux et les responsabilités de traitement doivent être organisées ; tout ne remonte pas automatiquement dans chaque CRM.

Pour travailler l’accueil, la fidélisation et la coordination des équipes au-delà de l’outil, consultez le dossier sur la gestion de la relation client.

2. Comment fonctionne un CRM au quotidien ?

Prenons un exemple fictif : une société de maintenance reçoit une demande d’entretien pour deux locaux. Le suivi peut se dérouler ainsi, quel que soit le logiciel retenu :

  1. Enregistrer la demande : retrouver ou créer l’entreprise et son interlocuteur, puis noter l’origine de la prise de contact.
  2. Qualifier l’affaire : préciser les locaux concernés, le besoin, le calendrier et la personne qui prendra la décision.
  3. Préparer la prochaine action : attribuer la visite à un collaborateur et fixer sa date.
  4. Suivre la proposition : rattacher le document ou sa référence à l’affaire, puis programmer le prochain échange.
  5. Clôturer l’opportunité : noter l’acceptation ou le refus et, lorsque c’est utile, la raison de la décision.
  6. Transmettre la suite : donner à l’équipe qui réalise la prestation les informations nécessaires au démarrage.

Le pipeline est la représentation des étapes traversées par les affaires : demande reçue, besoin qualifié, proposition envoyée, décision attendue, puis affaire gagnée ou perdue. Adaptez les étapes à votre activité et définissez ce qui autorise le passage de l’une à l’autre.

Le montant d’une opportunité reste une prévision. Une affaire gagnée ne signifie pas qu’une facture a été émise ni que le paiement a été reçu. Les commandes, les livraisons et les règlements relèvent ensuite du processus de gestion commerciale.

3. Quelles fonctions rechercher, et où s’arrête le CRM ?

Commencez par les opérations dont votre équipe a besoin chaque jour : retrouver un contact, consulter les échanges, planifier une action, suivre une affaire et partager son avancement. Les campagnes marketing, le support client ou les documents de vente peuvent être intégrés, proposés en option ou gérés dans un autre outil.

OutilRôle principalPoint de vigilance
TableurOrganiser une liste et effectuer des analyses simples.Les règles de mise à jour, les rappels et le partage de l’historique restent à organiser.
CRMSuivre contacts, échanges, actions et opportunités.Vérifier les fonctions incluses et la façon dont l’équipe les utilisera.
Gestion commercialeOrganiser les commandes, les livraisons et leur lien avec la facturation.Définir comment les informations passent du suivi commercial à l’exécution de la vente.
ERP ou logiciel de gestion intégréRéunir plusieurs fonctions de gestion autour de données partagées.Vérifier les modules réellement couverts : le nom ERP ne garantit pas un périmètre identique.

Un CRM n’inclut donc pas nécessairement un logiciel de devis ou de facturation, et il ne remplace pas automatiquement la comptabilité. Si vous avez déjà ces outils, identifiez les informations à échanger avant de chercher à tout remplacer.

Si vous souhaitez réunir le suivi commercial et la facturation, comparez les fonctions CRM de Kwixéo et Axonaut ou celles de Kwixéo et Sellsy : suivi des clients, opportunités de vente et organisation de l’équipe commerciale, avec les devis et les factures dans le même logiciel.

Un tableur peut suffire à un suivi simple. Le besoin de CRM devient plus concret lorsque les relances se perdent, que plusieurs personnes contactent le même prospect ou que l’historique dépend d’une boîte mail individuelle. Le dossier CRM ou Excel : gérer sa base de données client détaille cette transition.

4. Comment rédiger un cahier des charges CRM utile ?

Décrivez votre situation actuelle, les utilisateurs concernés et les problèmes à résoudre. Pour chaque besoin, notez sa priorité, un exemple et le résultat attendu. Une fonction indispensable doit réussir son test ; plusieurs options secondaires ne compensent pas son absence.

Distinguez aussi le besoin actuel des évolutions envisagées : arrivée de commerciaux, nouvelle activité ou connexion à un outil métier. Demandez si ces changements imposeraient une autre formule, une prestation ou une reprise des données. Notez leur coût séparément ; une possibilité future ne doit pas être confondue avec une fonction indispensable dès le démarrage.

Besoin à préciserTest à demander pendant l’essai
Base clients partagéeImporter un échantillon avec une entreprise, deux contacts et un doublon ; vérifier le rapprochement et les champs conservés.
Historique accessibleRetrouver un compte rendu et une pièce jointe depuis le contact, puis depuis l’affaire concernée.
Prochaines actionsAttribuer une relance à un collègue, modifier sa date et retrouver les actions en retard.
Étapes commerciales adaptéesCréer une affaire et la faire passer dans vos étapes ; vérifier les champs et vues dont l’équipe a besoin.
Droits par utilisateurTester avec un compte commercial et un compte responsable ce que chacun peut consulter, modifier ou exporter.
Échanges avec les autres outilsVérifier, avec une donnée d’essai, le transfert vers votre messagerie, votre facturation ou votre outil métier.
Utilisation sur le terrainConsulter une fiche et saisir une note depuis le téléphone réellement utilisé par l’équipe.
Récupération des donnéesExporter contacts, affaires et activités ; vérifier les liens entre eux et le sort des pièces jointes.

Faites exécuter ces tests par de futurs utilisateurs, avec des données fictives. Notez les manipulations nécessaires, les blocages et les fonctions réservées à une autre formule. Une démonstration guidée peut être suivie d’un essai autonome pour vérifier que chacun retrouve ses repères.

Une API disponible ne signifie pas qu’une connexion prête à l’emploi existe. Précisez le sens des échanges, leur fréquence, les champs transmis et la personne qui traitera les erreurs de synchronisation. Demandez aussi qui réalisera et maintiendra l’intégration.

5. CRM en ligne ou installé : quel mode de déploiement ?

Un CRM en ligne, souvent proposé en SaaS, est fourni comme un service hébergé par le prestataire. Un CRM installé dans une infrastructure que vous gérez demande d’organiser l’hébergement et l’exploitation, directement ou avec un partenaire. Ce sont des modes de déploiement, pas deux listes fixes de fonctionnalités.

Pour un service en ligne, vérifiez les conditions d’accès, les engagements de disponibilité, les sauvegardes, les lieux de traitement des données et la récupération des informations à la sortie. Un accès mobile n’implique pas nécessairement un fonctionnement sans connexion : testez ce point s’il est important sur le terrain.

Pour une installation que vous administrez, identifiez qui s’occupe des mises à jour, de la sécurité et des restaurations. Un outil open source peut aussi nécessiter de l’hébergement, du paramétrage et du support payants. Comparez les responsabilités et les coûts, en plus de la licence.

6. Quel budget prévoir pour un CRM ?

Le tarif affiché ne résume pas le coût du projet. Calculez le montant correspondant à votre équipe et à votre périmètre sur une même durée, puis séparez les frais de démarrage des dépenses récurrentes.

  • Abonnement ou licence : formule, nombre d’utilisateurs, engagement, paiement mensuel ou annuel.
  • Limites et options : contacts, stockage, automatisations, envois, API ou modules complémentaires.
  • Démarrage : nettoyage des fichiers, import, paramétrage, intégrations et formation.
  • Exploitation : administration interne, assistance et maintenance des connexions.
  • Sortie : conditions d’export, accès aux archives et assistance à la reprise.

Pour comparer deux offres, utilisez le même nombre d’utilisateurs, les mêmes fonctions indispensables et la même période. Demandez une estimation écrite lorsque des prestations restent à chiffrer. Une formule gratuite peut convenir si ses limites correspondent à vos besoins ; un essai temporaire n’est pas une gratuité permanente.

7. Comment mettre en place le CRM et protéger les données ?

Désignez un responsable du projet et commencez par un petit groupe d’utilisateurs. Nettoyez un échantillon de données, définissez les champs réellement nécessaires et vérifiez l’import avant de reprendre toute la base. Contrôlez notamment les entreprises, les interlocuteurs, les responsables et les affaires ouvertes.

Fixez quelques règles communes : où noter un échange, qui met à jour l’étape d’une affaire et quand planifier la prochaine action. Une courte procédure illustrée avec vos propres cas sera plus facile à appliquer qu’une longue liste de fonctions. Gardez une sauvegarde de la source et validez la reprise avant de fermer l’ancien accès.

Pour les données personnelles, la CNIL rappelle les règles applicables aux fichiers clients et prospects : limiter la collecte aux informations nécessaires, informer les personnes, sécuriser les accès, définir les durées de conservation et inscrire le traitement au registre. Des informations sur la vie privée ne doivent pas être ajoutées par défaut à une fiche commerciale.

Prévoyez aussi le traitement des demandes de droits et des oppositions. La présence d’un contact dans le CRM n’autorise pas automatiquement une campagne de prospection : les conditions dépendent notamment du canal et du public. Consultez les repères de la CNIL sur la relation client et la prospection.

8. Quels indicateurs suivre après la mise en place ?

Commencez par vérifier que l’outil est utilisé et que les informations permettent d’agir. Vous pouvez suivre la part des affaires ouvertes avec un responsable et une prochaine action, les tâches échues, les doublons détectés ou le délai de prise en charge d’une nouvelle demande.

Pour analyser les résultats commerciaux, définissez précisément vos indicateurs. Par exemple, un taux de réussite calculé sur les affaires clôturées correspond au nombre d’affaires gagnées divisé par le total des affaires gagnées et perdues sur la période. Les affaires encore ouvertes ne font pas partie de ce calcul.

Comparez des périodes et des équipes comparables, en tenant compte de la durée du cycle de vente et de l’origine des demandes. Un meilleur suivi peut révéler davantage d’affaires perdues sans que les ventes aient baissé. L’installation du CRM ne permet pas, à elle seule, d’attribuer une évolution du chiffre d’affaires au logiciel.

En conclusion : choisissez un CRM à partir de vos usages

Une sélection utile tient en trois étapes : décrire les problèmes de suivi, tester les opérations indispensables et vérifier le coût ainsi que la reprise des données. Choisissez ensuite un périmètre que votre équipe pourra réellement utiliser et maintenir à jour.

Pour voir comment cette organisation se traduit dans Kwixéo, découvrez le CRM pour suivre vos contacts et opportunités. La page présente les fonctions du produit et leur articulation avec les autres outils de gestion.

Questions fréquentes sur le choix d’un CRM

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