Un logiciel de facturation pour le bâtiment doit être évalué sur le déroulement de vos chantiers : devis détaillé, travaux acceptés, étapes facturées et paiements reçus. La seule création d’un PDF ne permet pas de savoir si vous retrouverez les bons montants lorsqu’un chantier évolue.
Ce guide propose des cas à tester avant de choisir, pour une entreprise du BTP qui suit plusieurs travaux ou facture par étapes. Pour voir les fonctions proposées par Kwixéo, consultez la page du logiciel de gestion de chantiers.
Commencez par le type de chantier à reproduire
Choisissez un dossier représentatif : client, adresse des travaux, prestations, matériaux, unités et conditions convenues. Ajoutez une difficulté réelle de votre activité, comme une modification du devis ou un paiement partiel. Les logiciels doivent être comparés avec le même dossier et les mêmes résultats attendus.
Séparez les besoins de devis et facturation de ceux du planning, du suivi des heures, des achats ou de la rentabilité. Une solution peut couvrir certains de ces usages et nécessiter un outil complémentaire pour les autres. Demandez ce qui est inclus dans la formule testée et ce qui doit être paramétré.
Cinq cas à tester dans un logiciel de facturation BTP
1. Construire un devis lisible par lots
Préparez plusieurs postes avec les unités utilisées sur vos chantiers : heure, mètre, mètre carré, pièce ou forfait. Vérifiez les quantités, prix, sous-totaux et la lecture du document par le client. Demandez si les lignes peuvent être reprises depuis votre catalogue et comment elles sont actualisées sans altérer les anciens documents.
Testez ensuite une variante : une quantité change, une prestation devient facultative ou un poste est ajouté. Vous devez pouvoir identifier la version envoyée et celle qui a été acceptée. Le détail conservé doit permettre à la personne qui facture de comprendre ce qui a été convenu.
2. Facturer une étape sans reprendre tout le chantier
Faites montrer le calcul d’une situation ou d’une facture d’étape selon vos modalités contractuelles. Vérifiez si l’avancement est saisi globalement ou par poste, et si l’outil distingue le cumul des travaux du montant déjà facturé. Les intitulés doivent rester compréhensibles sur le document remis au client.
Exemple fictif, sans acompte, retenue ni modification : un chantier de 10 000 € HT est facturé à 30 %, soit 3 000 € HT. L’avancement cumulé passe ensuite à 60 %, soit 6 000 € HT. La deuxième étape à facturer représente 3 000 € HT après déduction des 3 000 € déjà facturés ; 4 000 € HT restent à facturer. Ce scénario sert à tester le calcul, pas à fixer la périodicité des factures.
Le modèle de situation de travaux en cumul donne une base chiffrée pour tester plusieurs étapes successives.
3. Traiter un acompte et une modification acceptée
Dans un second scénario, demandez comment établir puis déduire un acompte, et où retrouver sa facture et son règlement. Un acompte ne doit pas être confondu avec l’avancement des travaux. Pour la distinction entre versement, facture et déduction au solde, consultez le guide des factures d’acompte.
Ajoutez ensuite une prestation acceptée en cours de chantier. Vérifiez où l’accord est conservé, comment le montant du chantier est actualisé et comment la prochaine facturation tient compte de cette évolution. Si votre activité utilise des retenues, pénalités ou révisions de prix, faites tester ces règles séparément avec vos conditions contractuelles.
4. Distinguer le reste à facturer du reste à encaisser
Un chantier peut être facturé sans être payé. Reprenez la première étape de l’exemple à 3 000 € HT : avec une TVA de 20 % retenue uniquement pour ce cas fictif, la facture vaut 3 600 € TTC. Après un paiement de 1 200 €, le reste à encaisser sur cette facture est de 2 400 € TTC. Ce montant est différent du reste à facturer sur le chantier.
Vérifiez que le tableau de suivi et les relances tiennent compte des paiements déjà reçus. Faites montrer le détail derrière chaque total : documents concernés, échéances et éventuels litiges. Pour suivre la rentabilité, il faut aussi disposer de coûts fiables ; le seul chiffre facturé ne donne pas la marge du chantier.
Si le marché prévoit une retenue de garantie, vérifiez également comment vous retrouverez le montant retenu et son échéance de libération.
5. Retrouver le dossier depuis le terrain et le bureau
Testez l’usage sur les appareils réellement utilisés : retrouver un devis, consulter l’adresse, joindre une pièce et transmettre les informations utiles au bureau. Demandez ce qui reste possible avec une mauvaise connexion. Ne déduisez pas d’une interface mobile qu’un fonctionnement hors ligne est disponible.
Contrôlez les droits par profil : un intervenant, une personne chargée de la facturation et un responsable n’ont pas nécessairement besoin de modifier les mêmes informations. Rejouez ensuite le passage de relais entre deux utilisateurs pour repérer les ressaisies restantes.
Une grille de décision pour votre entreprise du bâtiment
| Test | Résultat attendu |
|---|---|
| Devis par lots | Unités et postes lisibles ; version acceptée identifiable. |
| Facturation par étapes | Cumul et montant de la nouvelle étape clairement séparés. |
| Acompte et modification | Documents reliés et déductions vérifiables. |
| Encaissements | Montants facturés, reçus et restant dus distincts. |
| Terrain et bureau | Dossier retrouvé et droits adaptés à chaque rôle. |
Pour chaque ligne, notez « réussi », « avec réglage » ou « non couvert », puis le coût et la personne chargée de la suite. Conservez une copie des résultats de démonstration. Un point indispensable non couvert doit rester visible, même si les autres tests sont satisfaisants.
Vérifiez les obligations selon vos clients et vos opérations
Le secteur du bâtiment ne suffit pas à déterminer une TVA unique ou un circuit de facturation. Faites vérifier vos cas : type de travaux, client, sous-traitance et modalités du marché. Les hypothèses chiffrées de ce guide ne déterminent pas la TVA de vos propres opérations.
Pour les opérations concernées par la réforme, la réception électronique commence le 1er septembre 2026 ; l’émission s’applique aux grandes entreprises et ETI à cette date, puis aux PME et micro-entreprises le 1er septembre 2027. Vérifiez la plateforme agréée et le traitement des statuts, conformément aux informations de la DGFiP sur la facturation électronique. Testez séparément le circuit prévu si vous facturez un client public.
Choisissez à partir des cas réussis
Complétez les tests métier par le budget, la reprise des données et les possibilités d’export du guide de choix d’un logiciel de facturation. Si votre activité repose surtout sur des interventions courtes, utilisez aussi la grille de choix pour un plombier.
Présentez ces cas à l’équipe Kwixéo pour vérifier leur traitement et les fonctions de chantier incluses dans l’offre envisagée. L’essai gratuit dure 14 jours ; l’utilisation se poursuit ensuite avec une formule payante.
Questions fréquentes
Cela dépend des opérations à traiter. Vérifiez vos besoins de devis détaillés, d’acomptes, de facturation par étapes et de suivi du chantier. Une fonction absente peut imposer un traitement manuel ou un autre outil. Testez un dossier représentatif avant de choisir.
Utilisez un scénario simple sans acompte ni retenue : pour 10 000 € HT de travaux, 30 % représentent 3 000 € HT. À 60 % cumulés, la nouvelle étape est de 3 000 € HT si les 3 000 € précédents ont déjà été facturés. Testez ensuite séparément les autres modalités de vos marchés.
Non. Les montants facturés et encaissés ne représentent pas les coûts. Pour analyser la rentabilité, il faut aussi des données fiables sur les achats, heures, sous-traitance et autres dépenses pertinentes. Vérifiez comment elles sont rattachées au chantier et actualisées.



