Le harcèlement moral au travail peut avoir des effets dévastateurs sur la victime s’il n’est pas rapidement stoppé. Dans quel cas peut-on parler de harcèlement moral ? Quels sont les recours en tant que victime ? Quelles sont les obligations en tant qu’employeur ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur le harcèlement moral au travail.

 

Harcèlement moral au travail : définition légale

Le harcèlement moral au travail est défini et interdit par le Code du travail, mais également par le Code pénal. La définition légale est la suivante : « Aucun salarié ne doit subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »

Les sanctions contre le harcèlement moral au travail sont de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Les différentes formes de harcèlement moral

Le harcèlement moral au travail peut se manifester sous de nombreuses formes, et il est parfois difficile de l’identifier. Au fil des années, différents faits ont été retenus comme harcèlement par les juges :

  • Humiliations et critiques répétées ;
  • Conditions de travail dégradantes ;
  • Tâches et missions dévalorisantes ;
  • Discrédit auprès des collègues de travail ;
  • Missions dépassant les capacités du salarié ;
  • Isolement du salarié, mise à l’écart ;
  • Privation des outils de travail ;
  • Avertissements infondés ;
  • Déclassement sans raison valable ;
  • Menaces de sanction disciplinaire sans fondement.

Il s’agit là d’une palette de cas, déjà reçus et reconnus par les juges comme du harcèlement moral. Bien sûr, il peut s’exercer sous bien d’autres formes, c’est pourquoi il faut être très vigilant sur ce que vous pouvez observer, en tant que salarié, en tant que collègue, ou en tant qu’employeur.

Victime de harcèlement moral au travail : comment réagir ?

Si vous êtes victime de harcèlement moral au travail, plusieurs recours sont possibles. Vous pouvez intenter une action en justice auprès du Conseil de prud’hommes pour mettre fin au harcèlement, et obtenir réparation pour le préjudice subit. Si vous ne souhaitez pas avoir recours aux prud’hommes, vous pouvez, dans un premier temps, engager une procédure de médiation. Si le médiateur parvient à concilier les deux parties, chacun pourra prendre ses dispositions en conséquence.

Si tel n’est pas le cas, il faudra alors passer par les prud’hommes. La difficulté de cette procédure, c’est de pouvoir prouver le harcèlement moral au travail. En effet, en France, c’est la personne harcelée qui doit prouver ses dires. Les preuves écrites sont les plus fiables et les plus recevables par le Conseil de prud’hommes. Si vous disposez de mails, de notes, de post-it, d’éléments écrits qui peuvent témoigner de propos dégradants, agressifs ou déplacés, il faudra les présenter comme élément de preuve.

Si vous avez des témoins, ceux-ci devront rédiger une déclaration écrite et fournir une copie de leur pièce d’identité. Enfin, n’hésitez pas à tenir un « journal de bord » au quotidien, en notant tous les faits, les éléments, les paroles, qui pourraient représenter du harcèlement moral. Ce journal vous permettra d’avoir des faits datés et des citations précises, pour ne pas vous baser uniquement sur votre mémoire et votre interprétation des faits.

En cas de mauvaise foi, c’est-à-dire, si le salarié tient des propos mensongers en toute conscience, il ne sera plus protégé par le Code du travail. La personne accusée de harcèlement moral au travail peut alors tout à fait attaquer le salarié en diffamation.

La prévention des employeurs face au harcèlement moral

Peu importe la taille ou le type d’entreprise, l’employeur est tenu de mettre en place une prévention en matière de harcèlement moral. Selon les textes de loi, l’employeur a une obligation de sécurité et de résultat en matière de protection de la santé et de la sécurité de ses salariés. Cette obligation s’applique donc au harcèlement moral, puisque le harcèlement peut impacter l’état de santé, et par extension, la sécurité du salarié.

Pour mettre en place la prévention contre le harcèlement moral au travail, l’employeur est tout à fait libre des moyens employés. Ainsi, en tant que chef d’entreprise, vous pouvez faire de la sensibilisation avec de l’affichage, des interventions, ou encore affirmer votre position contre tout type de harcèlement. Si des signes se présentent, il faudra être vigilant et ne pas hésiter à intervenir. Laissez le dialogue ouvert avec vos salariés : la libre parole et la cohésion de groupe sont des éléments indispensables pour lutter contre le harcèlement moral au travail.

Pour les entreprises qui comptent plus de 20 salariés, l’interdiction de harcèlement moral au travail doit paraître dans le règlement intérieur de l’entreprise.

Si un salarié se manifeste et vous fait part du harcèlement moral qu’il subit, il est de votre devoir de réagir immédiatement et d’ouvrir une enquête pour confirmer les faits, ou non. Avant toute mesure disciplinaire, vous devez être certains de la véracité des faits.

Ces dernières années, le sport au travail s’est doucement mais sûrement immiscé dans la vie des entreprises françaises. Aujourd’hui c’est près de 13 % des Français qui pratiquent le sport dans le cadre de leur entreprise. Une tendance qui ne cesse de croître, et à raison, puisque les bienfaits du sport au travail sont nombreux : productivité, gestion du stress, forme physique et esprit d’équipe. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le sport au travail.

Les bienfaits du sport au travail sur la santé des salariés

On nous l’a dit et redit : le sport est bon pour la santé ! En ce sens, le premier bénéfice du sport au travail pour les salariés, est celui d’améliorer leur forme physique. Chaque séance de sport permet d’éliminer les toxines accumulées dans l’organisme, de stimuler les muscles et le cœur, pour garder une bonne forme générale. Le sport en entreprise est notamment un très bon moyen de prévenir les problèmes de santé dus à la sédentarité, comme les tendinites, les problèmes de dos, etc.

Et puisque la santé physique ne fait pas tout, le sport est aussi un indispensable pour une bonne santé psychique. Le sport au travail permet de relâcher les tensions, d’évacuer, et de mieux gérer son stress. Ainsi, le sport permet de prévenir les troubles du sommeil, et de diminuer les risques de burn-out et de dépression. Par ailleurs, c’est aussi une belle manière de stimuler votre cerveau : lorsque vous faites du sport, le cerveau est oxygéné et bénéficie ainsi d’une meilleure productivité.

Au-delà de l’impact sur la santé, le sport permet aussi aux salariés d’être mieux dans leurs baskets au quotidien. Une activité physique en groupe permet de mieux s’intégrer dans l’entreprise et de créer du lien. Aussi, intégrer le sport à son temps de travail, c’est récupérer du temps sur sa vie personnelle, que l’on peut réserver pour d’autres occupations.

Sport au travail : des bénéfices multiples pour les entreprises

Si la mise en place du sport au travail offre de nombreux bienfaits aux salariés, les avantages ne sont pas moindres pour l’entreprise. En contribuant à améliorer la santé physique et mentale des salariés, l’entreprise diminue significativement (de 30 à 40 %) le taux d’absentéisme.

Le sport au travail donne une image plus humaine et dynamique aux entreprises, qui bénéficient ainsi d’un meilleur engagement de la part des salariés. Ils se sentent mieux accueillis, mais aussi plus intégrés : le sport permet de renforcer l’esprit d’équipe et de créer une véritable cohésion de groupe.

Avec des équipes dynamiques, soudées, et qui peuvent se stimuler, la productivité en est bien souvent accrue. De plus, le sport permettant de stimuler l’activité cérébrale, les salariés pratiquant une activité physique régulière sont en moyenne 12 % plus productif qu’un salarié sédentaire.

Bien sûr, le sport au travail n’est pas réservé aux salariés : les dirigeants peuvent également en profiter ! C’est d’ailleurs une très bonne idée pour une meilleure relation patron-salarié.

En effet, le sport au travail permet aux chefs d’entreprise de « briser la glace » : lors d’une activité sportive. La hiérarchie n’a plus lieu d’être, et il est plus facile d’apprendre à connaître ses salariés et à tisser des liens.

Comment mettre en place le sport en entreprise ?

Le sport en entreprise peut être mis en place de différentes façons. Pour l’employeur, il faut garder à l’esprit que proposer le sport au travail sera un atout considérable lors des recrutements, avec une image dynamique et un véritable plus pour le salarié. C’est aussi un bon pas en avant vers les salariés actuels, pour les fidéliser et les garder dans vos équipes.

Pour les entreprises qui disposent d’un peu de budget, il est tout à fait possible d’installer une petite salle de sport dans vos locaux : un rameur, quelques tapis de course et quelques vélos elliptiques seront parfaits. Les salariés pourront en profiter avant d’attaquer la journée, entre midi et deux, ou pour évacuer les tensions en fin de journée. Vous pouvez notamment faire appel à un coach sportif une à deux fois par semaine, pour des cours groupés de fitness, de yoga, ou de cardio, par exemple. Dans ce cas, n’hésitez pas à réaliser un sondage auprès de vos employés pour savoir quelle discipline leur conviendrait le mieux !

Si votre budget est plus réduit, vous pouvez mettre en place un partenariat avec un club de sport local : soit pour la mise à disposition d’une salle une à deux fois dans la semaine, soit pour des réductions sur l’inscription de vos salariés.

Les évènements sportifs comme les tournois en interne, mais également en interentreprises, constituent également un très bon challenge pour se motiver et fédérer l’esprit d’équipe. N’hésitez pas à en proposer dans votre entreprise.